Article 66 : Première critique du film 18

Hello, les Conan-patriotes !

Comme promis depuis plusieurs semaines, il était temps aujourd'hui que j'écrive ma critique du film 18, Le Sniper Dimensionnel, sorti il y a peu en camrip, et sur la chaîne Dailymotion du Kudo Project.
Cette critique n'est PAS la critique finale du film, nous en ferons une autre lorsque le film sera dispo en VOSTFR. Là est juste une première critique du film, vu avec une qualité un peu tremblotante. La critique finale, celle avec la note qui déterminera vraiment de la qualité générale du film, sera faite en octobre/novembre.


Aloooors... Si vous vous souvenez bien, il y a un an quasiment jour pour jour, j'avais fait une critique du film 17, vu aussi en camrip (quelqu'un qui filme directement l'écran de cinéma avec une caméra). La critique fut assez 'explosive', tant je critiquai ce film  durement, en mettant en avant tous ses défauts, tel que son rythme à chier des arc-en-ciel, son manque d'action, une enquête faiblarde et un criminel plus stupide que le dernier méchant de Scooby-Doo.

Je ne vais pas aller dans les détails lors de cette critique, je laisse le soin à la critique finale de faire ça. Mais pour le dire dès le début, alors que le film 17 m'avait ennuyé du début jusqu'à la fin, mis à part pour la scène finale, le film 18 a fait tout le contraire. Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas eu droit à un film Détective Conan mélangeant aussi bien enquête avec action : l'enquête se déroule en parallèle à l'action, qui, contrairement à l'action du film 16, était complètement justifiée et naturelle. On a droit à des scènes en skateboard, on a droit à une confrontation finale bien foutue ; tout est mieux- ou presque- à ce niveau là.

Alors que l'enquête du film 17 était longue, ennuyeuse, et que l'on pouvait deviner le coupable tout de suite, il n'en est rien dans ce film. Le mélange subtil entre l'enquête et l'action, passionnante et épique, vous fait tout de suite comprendre que le scénariste du film sait ce qu'il fait.
 Contrairement au film 17 et film 16 ou la trame semblait vide et sans vie, scénarisée par un homme qui n'avait pas grande idée de ce que Détective Conan était, on a l'impression avec le film 18 de revenir au début des films de Conan, avec une ambiance très Conan-esque, de l'enquête, et de l'action, dosée comme il faut pour ne pas trop nous embêter, mais assez présente pour faire plaisir aux fans des prouesses athlétiques du petit détective.

Sans spoiler une fois de plus, le FBI est bel et bien présent dans le film. Et contrairement au film Lupin III vs Détective Conan où ils n'étaient là que pour faire coucou à la caméra pendant cinq minutes à tout casser, ils se révèlent là importants, et font bel et bien partie de l'intrigue. C'est donc une joie de voir Jodie enquêter avec Sato tandis que Camel vient à la rescousse de Conan !

Après, il y a le trailer du film 18, et le film 18.

Il est vrai que beaucoup de trailers de films Conan sont fait pour nous donner une bonne impression du film à la base, pour vous persuader que le film sera génial, et que vous ne regretterez pas de payer un prix exorbitant pour aller le voir au cinéma. Le trailer du film 18 ment-il ? Non et oui.
Le trailer du film 18 prévoyait un film de bonne qualité, avec une enquête intéressante et des scènes d'actions prenantes, accompagné d'une OST à ravir nos oreilles. C'était vrai.

Mais le trailer nous promettait aussi... ''un peu trop'', ai-je envie de dire. Il nous promettait des choses vraies, tout à fait vraies, mais où le fan compulsif tel que nous était obligé de s'imaginer plus, avec une grosse implication du FBI, des flashbacks avec Akai, Subaru Okiya qui fait autre chose que de préparer du curry, etc.. Bref, un film Conan quasi-parfait. (''Manque plus que le Kid !'', comme dirait l'autre). Ce qui n'est pas étonnant provenant de son scénariste, Kouchi Kazunari.

Ce nom peut vous dire quelque chose : ce gars est une des figures les plus célèbres de Détective Conan, aux côtés de Kenji Kodama et Gosho lui-même.

Le scénariste du film 18, donc, Kouchi, a un CV assez énorme dans Détective Conan. Il a scénarisé les films 1 à 5, il a travaillé sur énormément de films Conan, et surtout, il a fait plus de trois cents épisodes de la série.

Ce gars a été le responsable des meilleurs épisodes et OAV de la série, comme l'OAV 1, l'OAV 9 (Conan qui va dans le futur 10 ans après), responsable du Clash Rouge-Noir, responsable de 5 apparitions non-canons dans des fillers de Shinichi, responsables des meilleurs fillers de la série, reponsable de beaucoup d'épisodes des Hommes en Noir, bref, ce gars a une grande culture de Conan, et a scénarisé des épisodes/films/OAV/fillers depuis 1995. Pas un nouveau, donc.

Et, n'étant pas nouveau, le Kouchi arrive, dans le film 18, à faire quelque chose qui n'avait plus du tout été fait récemment dans les films Conan : l'ambiance. L'ambiance de Conan, l'ambiance de la série. En regardant le film 18, vous aurez parfois l'impression d'être transporté à l'époque des vieux épisodes Conan, lors des excellents arcs de Haibara et Vermouth. Mieux encore, j'ai, plusieurs fois durant le visionnage du film, eu l'impression que c'était Gosho Aoyama lui-même qui était aux commandes du scénario, tant Kazunari arrive à reproduire sa patte sur plusieurs scènes.

Le film 18 vous donnera par moments l'impression de lire le manga, et cela fait vraiment du bien. Si vous avez aimé les premiers films de Conan, ce film ne fera que vous raviver d'excellent souvenirs, en vous faisant passer un bon moment.

Le film n'est pas parfait non plus. Il y a certains temps de latence dans le film, avec un rythme parfois un peu moins soutenu. Mais jamais, jamais nous n'arrivons au niveau du film 17, avec des temps morts toutes les dix minutes. Les personnages sont plutôt bien exploités, même si on aurait voulu voir plus de Haibara, par exemple. Celle-ci est cantonnée à un rôle de Détective Boys, comme dans le manga actuellement. C'est bien dommage, car elle aurait eu totalement son rôle dans ce film.

L'attrait principal du film, pour beaucoup dans tous les cas, était la présence de Masumi Sera, Subaru Okiya, et le FBI. Masumi Sera est assez bien gérée, et a une place importante. Elle donne même lieu à des scènes assez amusantes, ou qui feront un peu souffler de toute l'action du film. Par contre, on regrettera l'utilisation de Subaru Okiya. Même s'il servira beaucoup pour un certain moment du film, on aurait aimé qu'il soit un peu plus présent. Et qu'il ne regarde pas juste sa fenêtre en mode ''… le curry sent le brûlé.''

En bref, le film 18 est, pour le moment, un film dans la même veine que le film 13, mais qui ressemble plus à un film que Gosho aurait fait, avec une enquête stable et satisfaisante, une très bonne ambiance, et un très bon prolongement du manga. Le meilleur film DC depuis le film 13 pour le moment à mon goût.

8.5/10.

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