Article 7 : Conan en animé, évolution ou régression ?

On peut distinguer plusieurs "types" de fans de Conan, de par leur provenance. 
Même si certains ont découvert la franchise du petit détective grâce aux mangas, dans une librairie ou bibliothèque, la grande majorité des fans de Détective Conan actuels ont découvert la série grâce à la série télévisée animée, qui, encore de nos jours, subit des critiques pour être trop "enfantine". Et cette critique, elle-même très enfantine, provient d'une seule et unique chose... les graphismes.

Détective Conan étant un animé lent, il a subi plusieurs modifications au cours du temps, plusieurs "phases" de dessins et animations.

Le premier genre d'animation dans Detective Conan a été celui que tous les gens qui ne sont pas des grands fans connaissent, puisque seuls les épisodes avec ce style graphique sont sortis en France en version française. Cette première étape de l'animation de notre manga favoris est parti e l'épisode 1, et s'est arrêté vers les épisodes 250 et quelques.
 Les dessins de l'animé étaient faits, à l'époque, "à la main", c'est à dire animé par la bonne technique du calque, et pas fait à l'ordinateur (qui n'a été utilisé que très rarement pour les 250 premiers épisodes-- l'épisode 96, par exemple). 
Evidemment, puisque fait à la main, l'animation n'est pas extraordinaire, de même pour le design des personnages : ils ont des têtes de souris, des visages parfois anguleux, et des oreils dignes de Dumbo.

Mais les oreilles de Dumbo passées, ce style d'animation a quelque chose que l'on retrouvera pas forcément dans les autres : un style très "manga". Les couleurs correspondent beaucoup avec ce que l'on avait imaginé quand seul le manga était publié dans le Shônen Sunday. Cette animation dégage une athmosphère très "début Dragon Ball", avec par exemple un changement d'arrière plan quand quelqu'un s'énerve, les yeux qui changent de couleurs ou qui disparaissent avec une aura au dessus de la tête quand la personne est frustrée, etc. 
Cette première étape est satisfaisante, mais elle n'ébloui pas non plus particulièrement par ses dessins et animations : elles sont justes en concordance avec le manga, et rendent bien à l'écran ce que nous pouvions imaginer.



La deuxième étape s'est elle déroulée entre l'épisode 251 aux épisodes 500. La spécificité de ces épisodes n'est plus le coté "manga" un peu sombre qui s'accordait très bien avec l'oeuvre d'Aoyama, mais c'est cette fois-ci un coté plus enfantin, rond, presque naïf, qui ressort.
 Les couleurs sont plutôt flashies, et dans un animé qui se veut être plutôt "dark" : ça ne correspond pas très bien. Les seuls épisodes où l'on ne discerne aucun problème sont ceux avec les Detective Boys, qui se veulent de nature être enfantins. Exit Gin et Vodka sombres et inquiétants, notamment.
 On peut remarquer que c'est à partir des épisodes de cette étape que la plupart des personnages vont prendre leurs looks qu'ils vont garder tout au long de la série, jusqu'a même aujourd'hui : la coiffure de Sonoko a été un peu changée, les mentons ne sont plus aussi pointus que dans la pemière étape, et Yukiko Kudo prend enfin sa coupe de cheveux qu'elle gardera jusqu'a aujourd'hui.


La troisième étape d'animation, la plus récents, a débuté à la fin de la deuxième d'une façon assez logique, et est celle qui continue encore aujourd'hui.
 Cette étape, toujours en cours, a eu des hauts et des bas : certains arcs sont manifiques (l'arc de Londres), alors que certains autres ont probablement été faits par des élèves en cours d'Arts Plastique. 

Même si le character design de cette étape se rapproche énormément du manga (dans lequel le design des persos ont aussi changé au fur et à mesure des volumes), on peut dire au revoir aux couleurs flashies et au look enfantin... pour dire bonjour à une plaette de couleur pourrave, variant d'un épisode à un autre, et qui pique bien trop les yeux.

La qualité en progression et régression constante des épisodes (certains sont merveilleux, certains sont nuls) fait que la qualité générale n'atteint pas le niveau de la première étape, et donc, selon l'avis général, pas de la deuxième. Mais force est de constater que le tout reste, généralement, toujours "potable" : même si certains épisodes laissent a douter si la compagnie a convoqué des 6èmes faire les graphismes, nous ne sommes jamais trop repoussés (à quelques exceptions près, voir Les Larmes de Ran...), et n'avons quand même pas l'envie de detourner les yeux de l'écran. Ou si on le fait, ce n'est pas à cause de ça.



En conclusion, on pourrait dire, avec un avis le plus objectif possible, que l'étape 1 reste la meilleure : pas de hauts, pas de bas, on reste quasi-constamment dans une bonne qualité. La deuxième étape a été bonne, mais avec un design flashy aveuglant et un charadesign bien trop enfantin. Pour un animé qui contient à intervalles régulières des confrontations avec une mafia, ça fait tout de même assez tache.  
Puis la troisième, avec un arc qui dépasse tout ce qui avait été fait auparavant (Londres), mais qui a fait des épisodes si nuls que l'on areterrait presque de ne plus regarder la serie la semaine suivante. C'est bien dommage, étant donné les moyens actuels.

Détective Conan reste donc bonne série, avec des hauts et des bas, des excellences et des nullités. Tout change, rien n'est constant.
Et pour vous, Detective Conan en animé : évolution ou regression ?


Startold Ryuu