Détective Conan épisode 28 : L'Affaire de la réunion de classe de Kogorô

L’épisode 28 de Détective Conan est sorti le 12 août 1996 et s’appelle « L’Affaire de la réunion de classe de Kogorô ».
Il est tiré des files 85 et 86 (vol. 9), et est storyboardé par Kenji Kodama. Le directeur d’animation est Masatomo Sudo.

Kogorô est déterminé à trouver l’identité du coupable. Il comprend que le tueur est l’un de ses meilleurs amis de fac. Conan comprend l’identité du coupable mais refuse d’endormir Kogorô – il préfère lui donner des indices pour que le vieux détective déduise de lui-même l’identité du coupable.

Kogorô comprend que le coupable est Nakamichi, le policier. Il expose son crime : Nakamichi a fait faire du tennis de table à la victime, puis l’a tuée. Il l’a changée dans un yukata trop grand pour elle, et a mis le pistolet dans sa main pour faire croire à un suicide.

I – Graphiquement

L’épisode 28 est graphiquement réussi. Il n’est pas magnifique comme certains épisodes en traits noirs de la période des 700 – 800 pouvait l’être, mais il est, avec les standards des débuts de l’épisode, très bon. L’animateur-en-chef en charge, Masatomo Sudo, y est pour quelque chose. S’il est aujourd’hui l’un des grands maîtres de la série, c’est parce qu’il s’est essayé sur celle-ci depuis ses premiers épisodes, et a développé au fur et à mesure la magnifique patte graphique que l’on connaît aujourd’hui.

Les décors de l’épisode sont bons sans être incroyables. Ce que l’on regrette, évidemment, c’est la qualité de la vidéo lors de la diffusion originelle de l’épisode. Les progrès technologies entre 1996 et 2016, ou après, sont de ce point de vue phénoménaux. Les couleurs des premiers épisodes de la série apparaissaient toujours ternes à cause de la mauvaise qualité d’enregistrement. Les « remasters », c’est-à-dire les épisodes qui bénéficient de retouches vidéos par logiciel, sont une bénédiction car ils permettent de redécouvrir des épisodes, de se rendre compte de la richesse et de la beauté des décors qui, avec les enregistrements de 1996, ne sont qu’à peine visibles.

II – Scénaristiquement

L’épisode 28 est un épisode clef de la série. Non pas tant pour son astuce de meurtre, qui est relativement simple, mais pour deux éléments. Tout d’abord, pour la qualité de son scénario : l’épisode se déroule dans une atmosphère géniale, on s’attache aux personnages, on a envie de les connaître plus. Cela est assez rare pour des suspects de la série. Ensuite, pour l’importance que cet épisode a dans l’histoire de la série : c’est la première fois que nous voyons Kogorô être sérieux. Le personnage du vieux détective gagne ici en épaisseur, et l’on voit de quoi il est capable lorsqu’il est déterminé.

Aussi, le personnage d’Ômura, un des suspects, sera réutilisé plus tard dans la série. Il sera ressorti des cartons pour l’épisode 66, un filler scénarisé par Yûtaka Yamada. Ce n’est certes pas grand-chose en apparence, mais ce détail permet de créer un sens de continuité dans la série dont Détective Conan, long de plus de 900 épisodes, a bien besoin.

Le défaut que l’on pourrait trouver à l’épisode, paradoxalement, est de ne pas avoir plus appuyé sur les compétences de Kogorô. On voit bien que le Kogorô déterminé a des compétences que le Kogorô « nul » n’a pas – seulement, c’est quand-même Conan qui lui donne sur un plateau tous les indices. Peut-être eut-il fallu montrer que Kogorô peut aussi s’en sortir seul, comme ce fut le cas dans le film 10, par exemple.

III – Bilan

Un épisode mythique que tout fan de Détective Conan doit avoir vu. 8/10.