Détective Conan épisode 897 : La femme aux mains blanches (Deuxième partie)

L’épisode 896 de Détective Conan est sorti le 24 mars 2018 et s’appelle « La femme aux mains blanches ».
Il est tiré des files 978 – 980 du manga (tome 92). Il est storyboardé par Umesaburô Sagawa.

Conan sait, depuis la fin du dernier épisode, qui est le coupable. Mais il ne comprend pas comment le meurtre a pu être commis. S’il a bien vu de ses propres yeux une femme très maquillée taper à la porte de Banno, et si celui-ci a des photos qui prouvent que quelqu’un lui a dessiné sur la joue, Conan n’est pas convaincu : le joueur de golf est le coupable, mais il doit trouver le stratagème du meurtre.

Alors qu’il discute avec les Detective Boys, Conan remarque que Genta s’est assoupi, visage collé à la peinture fraiche. En se réveillant, les motifs de la peinture restent collés à la joue de Genta. Conan en déduit que c’est de cette manière que Banno a procédé.

Conan révèle aux policiers comment le meurtre a été commis, et alors que Banno cherche à attaquer Conan, la maîtresse Rumi Wakasa le met habilement K.O., en prétendant ne pas avoir fait exprès. A ce moment-là, les journalistes affluent et prennent en photo le coupable, Megure, Conan, les DB et la maîtresse.

Conan 896


Un peu plus tard, on peut voir Hyôe Kuroda au Q.G. de la police métropolitaine de Tôkyô, ainsi que Wakita Kanenori, en train de lire les journaux qui retracent l’affaire et l’héroïque sauvetage d'une maîtresse de CP…

Conan 896  Conan 896



I – Graphiquement

Graphiquement, l’épisode se situe dans la droite lignée de l’épisode précédent. Le storyboardeur étant Sagawa, l’épisode a un bon storyboard, qui tient la route et remplit son office. Pas d’effets de caméra inhabituels, mais des plans variés qui permettent d’apprécier les personnages sous beaucoup de coutures. Rien de spécial à souligner de ce point de vue-là, si ce n’est que Sagawa a eu la subtilité de faire quelques plans rapprochés dans l’épisode, de sorte à ce que l’on ait droit à des images en traits noirs de toute beauté.


Si l’esthétique de l’épisode est globalement la même que dans le 896.
Les spectateurs les plus attentifs auront remarqué une légère différence de design dans le dessin des personnages : les visages sont un peu plus ronds, les yeux sont vaguement différents, et le design de Rumi diffère par moments du look imposé par l'épisode précédent. Cela est dû au changement de chefs d’animations : le directeur de l’animation de l’épisode précédent était Kenichi Ôtomo, tandis que l’épisode 897 est revenu à Asuka Tsubuki et Chiemi Hironaka, qui font un bon travail. Elles réussissent la prouesse certaine de coller au style de l’animateur-en-chef précédent pour que l'on ne remarque pas de différence majeure entre les deux épisodes.

La palette de couleurs de l’épisode est inchangée par rapport à la palette de l’épisode précédent. On retrouve donc des couleurs chaudes, agréables, qui correspondent au style du Détective Conan actuel. Au revoir les couleurs vertes flashies/fluo qui décollent la rétine, les coloristes des épisodes 896 et 897 ont modifié leur palette pour ces deux épisodes, et c’est très bienvenu. Espérons que cela continue dans les épisodes prochains.


II – Scénaristiquement

L’épisode étant tiré de deux chapitres d’Aoyama, il n’y a pas à s’étonner, c’est du bon. Tout comme pour l’épisode 897, on n’est pas dans les plus hautes strates d'entertainment qu’Aoyama ait pu nous délivrer (la palme reviendrait plutôt aux affaires des arcs d’Haibara et de Vermouth), mais le centre de l'épisode, à savoir le stratagème, en est un neuf, facile à déduire mais intéressant à observer, et qui fait l’affaire, dans les deux sens du terme. Les interactions entre Conan et Rumi sont intéressantes, même si on aurait apprécié qu'elles aillent plus loin.


Il est logique que Conan n’ait pas plus tenté à coincer sa maîtresse, étant donné que, à ce stade de l’intrigue, il n’a aucun élément probant contre elle. Mais on a hâte de voir le duel d’intellect entre les deux, qui devrait se poursuivre et s’amplifier lors des prochaines apparitions de Wakasa.

On remarquera un élément présent dans l'épisode, mais que le manga ne montrait pas : pour bien nous rappeler que la trame principale implique les Hommes en Noir, dans la scène finale de l'épisode où l'on peut voir Hyôe Kuroda et Wakita Kanenori en train de lire l'article de journal au sujet de Rumi Wakasa, un corbeau a été rajouté. Il s'envole vers le bureau de Kuroda. Ajout de l'animé, mais un ajout sympathique, et qui donne une scène très belle graphiquement, grâce à des décors de Tôkyô plaisants visuellement.


III – Bilan

L'épisode 897 est un très bon épisode. Comme l'épisode 896, il réussit à établir une bonne ambiance, avec une affaire intéressante et surtout, plus d'apparitions de Rumi Wakasa. Elle agit étrangement, et on sait qu'elle cache quelque chose. Mais quoi ? L'épisode finit en beauté avec le vol du corbeau au-dessus de Tôkyô, nous ramenant aux deux suspects de l'Arc de Rum que sont Wakita et Hyôe. Graphiquement, l'épisode est un tantinet en-deça du précédent : Ôtomo n'ayant pas été réembauché pour dessiner Rumi, les animateurs-en-chef de l'épisode ont eu plus de mal à saisir l'esthétique et les traits de ce nouveau personnage intriguant. Rien de bien mauvais cependant. Un épisode à voir pour se tenir au jus de la trame. 8/10.

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