Le Tyran de Teitan, chapitre 2

Chapitre 2 – Confrontation

Le ciel commençait à être teinté d'orange, et la journée était en train de se terminer. Mitsuhiko courait dans une rue, une voiture télécommandée dans la main.

« Il faut que je montre ça aux autres ! », se dit-il, en tournant à droite dans une rue. « AH ! »

Il rentra dans quelque chose comme un mur de pierre, et tomba au sol, tandis que la voiture télécommandée partit à plusieurs mètres devant lui. « Aïe ! »

« Fais attention où tu vas ! »

Mitsuhiko releva la tête. Le ''mur de pierre'' en question était le ventre de Shiba.

« D... désolé ! », bégaya Mitsuhiko, en se relevant. Il vit Shiba se retourner, et ramasser sa voiture. « Merci. ». Peut-être n'est-il pas si méchant, après tout.

« Pas de problème », dit Shiba en ricanant, avant d'écraser la voiture télécommandée au sol.

Mitsuhiko était détruit. Son cadeau ! Toutes ces heures de corvées infernales et interminables avaient été réduites en miettes avant même qu'il n'ait pu en profiter.
Le tyran sourit. « Oh, désolé, noeud-noeud ! Il a dû m'échapper des mains ! ». Il se retourna et s'éloigna en riant.

« Attends ! »

Shiba s'arrêta.

« Euh, je voulais d... dire... », dit Mitsuhiko, en déglutissant. Comment Conan-kun avait-il fait ? « C... c'est pas juste ! Il faut que tu me rebourses ! Euh... s... s'il te plaît ? »

Mitsuhiko entendit Shiba fait craquer ses phalanges.

« Oh oh... »
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« Mitsuhiko-kun, qu'est-ce qu'il s'est passé ?! », dit Ayumi, en voyant tous les bleus sur le visage de Mitsuhiko.
« Shiba-kun », dit-il, misérablement. « J'ai essayé de me défendre comme Conan-kun, mais il m'a explosé la tête. »

« Je dois être le pire modèle pour un enfant », pensa Conan, légèrement triste. Puis il pensa à un certain détective endormi. « Bon, peut-être pas le pire ».

« Et donc, tu l'as dit à tes parents ? », il demanda.

« Conan-kun, on dirait un adulte ! », s'écria Ayumi. « Tu sais bien que ce genre de choses ne marche jamais ! »

« C'est vrai », rajouta Mitsuhiko. « Si je fais ça, il me frappera encore plus fort la prochaine fois. »

Un cri résonna de l'autre côté de la classe. Shiba faisa la collecte de ses ''Taxes du Nouvel Elève''.

Il n'était là que depuis une semaine, et il contrôlait déjà plus la classe que le professeur.

« Tu devrais le bastonner, Conan-kun ! », dit Ayumi.
« Ayumi-chan, j'ai autant de chances contre lui que toi. »

« Ignorez-le. », dit Haibara, ouvrant la bouche pour la première fois depuis le début de la journée. « Il cherche juste que vous lui répondiez. Ignorez-le, et il vous laissera tranquille. »

Un bruit de pièces raisonna. Il avait fait les poches d'un petit garçon.

« Tu sais ce qui est triste ? », Conan murmura à Haibara. « C'est que c'est justement ce genre de gamins qui grandissent et font des choses que les gens comme moi doivent arrêter. »


« Alors ça veut dire plus de travail pour les gens comme toi et plus de misère pour les gens comme moi », répondit-elle en baillant. « De plus, ce n'est probablement pas vraiment sa faute. Il doit avoir des problèmes familiaux, ou quelque chose de peu sympathique a dû lui arriver par le passé. Tu en connais des choses sur ça, hein, monsieur le grand détective ? »

« Oh, et depuis quand es-tu devenue un experte en petits caïds ? »

« En Sciences Economiques et Sociales, au Lycée. »

Alors que Conan et Haibara finissaient leur discussion privée, Ayumi regarda Shiba avec dégoût. « Ah, j'aimerais que Genta-kun soit là... »

 Et il apparut, héroïque et triomphant. Il s'approcha de l'encadrement de la porte, un éclat féroce dans ses yeux.

« Genta-kun, tu vas mieux ! ». Soudainement, leur vie avait retrouvé un espoir.

Les pièces de monnaies arrêtèrent de tomber au sol. Shiba se retourna pour regarder le nouveau venu. Genta s'approcha du tyran, ses yeux lui arrivant à l'épaule.

« C'est moi que tu regardes ? »
« Ouais. »
« T'as un problème ? »
« Ouais. »
Les yeux de Genta crachaient du feu. Il avait l'air d'un loup dont le territoire aurait été envahi.

« Genta-kun est trop cool ! », couina Ayumi.
« Il n'a encore rien fait, hein », grommela Mitsuhiko.

« Tu veux te battre ? »
« Ouais. »

Tout le monde imagina Genta et Shiba en tenues de sumos.

« Aujourd'hui, pendant le sport ? »
« Ouais. »

Ils se séparèrent et retournèrent à leur chaise, tandis que la professeur arrivait.

« Eh bien, c'était court », dit Conan.
« Mais ils ont fait beaucoup progresser la situation, contrairement à une certaine personne qui fait une entrée en scène tapageuse, pour, au final, ne rien dire »

« Roh, laisse-moi tranquille. »