Les Fillers en 1997

Les fillers de 1997
Bonjour à tous et à toutes !
 Nous continuons sur notre lancée des "Fillers par Année" avec les fillers de l'année 1997. La production de la série avait signé un nouveau contrat pour rallonger l'animé "Conan", qui avait fait un hit l'année passée. Il était donc question à cette époque-là de faire le plus d'épisodes possibles, avec la meilleure qualité possible.
 La production a-t-elle réussi son pari ?


Malgré des dessins assez hasardeux, l'épisode 44, ''L'Anniversaire de Monsieur Hotta'', nous rappelle qu'il était à l'époque possible d'autant apprécier un épisode filler qu'un épisode tiré du manga. Une bonne affaire (quoiqu'un peu facile), une très bonne ambiance, c'est un des épisodes (si ce n'est l'épisode) qui a lancé le schéma ''Kogoro, Conan et Ran se perdent en voyage en voiture, rencontrent un cadavre, résolvent l'affaire''. 7/10.

Episode 45, ''Le masque de beauté''. Un épisode légèrement ennuyant, et qui ne sort pas de l'ordinaire. Le meurtre d'une femme avec un masque de beauté a déjà été vu pas mal de fois dans DC, donc ça peut se rajouter à l'ennui. Il reste bon, et a une mise en scène bien meilleure que celle des épisodes de ces dernières années. Pas mal mais sans plus, 5/10.

L'épisode 47, ''Affaire de haut vol'', combine tout le meilleur de l'épisode 44, et le meilleur de l'épisode 45. Un meurtre dans une piscine qui vient d'ouvrir, des différends entre athlètes célèbres, ambiance sympathique, l'épisode est assez bon. Ca fait plaisir de voir un meurtre à la piscine aussi, ils sont la plupart du temps intéressants. Dommage que l'épisode n'ait pas été adapté en deux parties pour faire quelque chose de plus complet, par contre. 7,5/10, à voir.



On passe à l'épisode 51, ''Meurtre au Club House''. Kogoro est contacté par Nichiuri TV, et va s'entraîner avec Conan et Ran à faire du golf. Alors qu'il joue, le patron d'une entreprise tire dans une balle, et une bombe se déclenche, le tuant instantanément. Une enquête basique mais sympathique, mieux que beaucoup de fillers, et avec un stratagème plutôt cool. 6/10, à voir, mais peut ennuyer.

L'épisode 53, L'Affaire de l'arme mystérieuse, est bon sans être excellent. Il arrive à être divertissant grâce à un meurtre intéressant et rafraîchissant (un meurtre sur un toit avec du fil de pêche, c'est toujours sympathique). Un peu trop facile dans son déroulement et dénouement, malheureusement. 6,5/10.

L'épisode suivant, le 55, ''Itinéraire Impossible'', n'est pas aussi bon que que le 53, et c'est bien dommage. Les meurtres dans les trains peuvent être très intéressants (il suffit de voir l'affaire du meurtre dans le Shinkansen, ou dans le train à couchettes), mais le scénariste n'a pas réussi à rendre l'épisode aussi intéressant que les autres affaires de l'époque. Bien dommage. 6/10.

L'épisode 56 fait aussi partie des épisodes qui sont compliqués à distinguer du manga. L'affaire de l'épisode arrive à être non seulement bonne, mais l'ambiance nous fait aussi oublier pendant quelques moments que nous sommes dans un filler. L'Affaire du Poisson Lune reste donc un filler culte, par sa simplicité subtile. 8/10.

Episode 59, ''La Première Course''. Un scénario simple mais efficace : les Détective Boys doivent suivre un petit garçon qui a une liste de courses à faire pour gagner une compétition. Un homme tente de le tuer plusieurs fois tout au long de son périple dans Beika. Une époque où les affaires avec les Détective Boys pouvaient être réellement bonnes. 7/10.



(qualité cassettes malaisiennes, vous nous excuserez ​ )

Episode 61 et 62, ''Le Vaisseau Fantôme – Partie 1 et 2''. Tout premier filler en deux parties de la série, il fait partie de ces épisodes que l'on avait mal à différencier des épisodes tirés du manga lorsqu'on regardait Conan sur France 3. Une ambiance excellente, des personnages excellents, c'est très bon. 9/10, à voir pour se prétendre fan de Détective Conan.

L'épisode 64 se nomme ''L'affaire de meurtre et la troisième empreinte digitale''. Un épisode simplet mais sympathique : un inspecteur de police qui dirige la division de police qui s'occupe des gangs invite Kogoro, Ran et Conan à un barbecue, et se sert d'eux pour commettre un meurtre déguisé. On comprend rapidement qui est le coupable, mais l'intérêt de l'épisode réside dans l'astuce du meurtre, et le meurtre-flashback sur lequel Conan enquête. Bon, et peu courant. 7/10.

Episode 65... ''L'Affaire du Kidnapping du Crabe et de la Baleine''. L'expression ''Ne pas juger un livre par sa couverture'' n'a jamais été aussi vraie : aussi pourri son titre soit-il, l'épisode en lui-même est relativement bon. Un père de famille dont l'enfant se fait kidnapper et que Conan aide est certes du déjà-vu, mais l'épisode est pimenté par le fait que Conan ne soit pas seul à mener l'enquête : Kogoro et Ran participent aussi, et ne font pas que suivre. Super épisode, une musique chantée par Minami Takayama pendant l'épisode, une des meilleurs affaires de kidnapping de tout Conan. Et c'est un filler ! 8,5/10.

L'épisode 66 réutilise le personnage d'Oomura, que l'on avait déjà croisé lors de l'affaire de la réunion des camarades de classe de Kogoro. Ca rajoute un plus à l'épisode, et nous rappelle à quel point les scénaristes des fillers de de nos jours manquent d'inventivité (Kôchi mis à part, mettons) : pourquoi ne pas faire réapparaître dans des fillers des personnages secondaires tirés du manga ?

Le filler suivant, le 67, est un peu basique dans sa narration. Une troupe de théâtre reçoit une lettre de menace leur demandant d'arrêter, meurtre sur scène, Conan doit résoudre l'enquête.
Mais l'intérêt de l'épisode, ce qui fait qu'on peut toujours le regarder avec plaisir de nos jours, est qu'il donne une petite histoire supplémentaire à la jeune de Kogoro : on y rencontre son mentor, un détective très connu au Japon surnommé ''le Holmes Japonais'', dont Conan est fan. Un peu simplet mais bon et divertissant, vraiment dommage que le maître de Megure et Kogoro ne soit plus jamais réapparu depuis. 7/10.

On passe à l'épisode 71, ''La Filature ratée'' (ou ''L'Affaire du Meurtre du Stalker'' en jap'). Kogoro, Conan et Ran se baladent dans Beika, ils entendent un cri, et l'affaire commence.
Même si l'épisode n'est pas excellent, et même assez ennuyeux par moments, le rythme est très bien géré, et l'épisode n'aurait même pas eu besoin d'être en deux parties. Décevant, mon p'tit Kochi... 5,5/10.



L'épisode 73 sort un peu du lot. Il fait partie des épisodes ''de saison'', c'est à dire les épisodes que la production de l'animé commande selon la saison. Lorsque l'été arrive, la production demande à un de leurs scénaristes un épisode à la plage, de même pour l'automne et l'hiver.
 Cet épisode-ci se passe justement en été, et a le casting sympathique des Détective Boys, Ran et Kogoro. On peut voir Ran jouer avec les DB sur la plage, ce qui renforce son image de ''grande-soeur sympa'' qu'elle avait au début de la série, et qu'elle a perdu maintenant. L'épisode est intéressant, bien rythmé et stressant lorsqu'il le faut, c'est excellent. 9/10. (dont 1 point parce que Ran en maillot de bain.)

Episode 74, ''Jinnai, le Dieu de la Mort''. Un filler basique mais assez sympathique, qui souffre du problème récurrent du ''Aurait dû être adapté en deux parties'' (qu'est-ce que ça coûterait à la production de l'animé de ne faire que des épisodes en deux parties?). L'épisode raconte comment un acteur célèbre reçoit une lettre de menace et se fait tuer par un individu déguisé : les suspects sont sa femme, son agent, et un producteur conccurent. Simple mais relativement efficace, 7/10. Le scénariste du filler fait partie des ''scénaristes perdus'' : les hommes qui ont écrit un scénario pour la série, et qui n'ont plus jamais rien scénarisé.

Episode 79, ''La Prise d'Otage de la Banque''. L'épisode se passe dans une salle de la banque Tohto (la banque de l'épisode où Scar Akai, Shuichi Akai avec la cicatrice, est apparu pour la première fois), et la banque est prise en otage. Scénarisé par le scénariste du film 5, 13 et 18 une fois de plus, l'épisode aurait pu être bien meilleur s'il avait été en deux parties. 7,0/10, 3 points retirés pour un rythme un peu bancal, et un potentiel légèrement raté. Mais épisode intéressant et à voir.

Avant dernier filler de cette saison 2 : l'Artiste clochard, épisode 80. Encore une affaire d'amnésie, mais qui arrive à se démarquer des précédentes grâce à une très bonne enquête. Une époque où il était plus compliqué de différencier les fillers des épisodes tirés du manga. L'histoire de l'artiste clochard qui perd la mémoire et retourne voir sa femme est intéressante. 8/10, à voir.

Et on finit par l'épisode 83, le dernier filler de la saison 2. Kogoro est hospitalisé suite à une attaque d'un criminel qu'''il'' a arrêté, et observe quatre fois un meurtre dans une autre chambre de l'hôpital depuis son lit. Il dénonce le meurtre, mais on ne retrouve pas de corps : Kogoro est accusé de démence à tort. Très bonne ambiance, bon stratagème (quoiqu'un peu facile), et surtout, une des toutes premières affaires où on tente de rendre Kogoro coupable/le décridibiliser... et ça a rarement été aussi bien réussi. 8/10, à voir.